Incite+ Mesure d'insertion professionnelle

› Le projet incite+

Constats

Le nombre de dossiers financiers d’aide sociale s’élève à plus de 8300 (en comptant le RMCAS).
La proportion de jeunes adultes (18 à 25 ans) se situe à environ 17 % de ces dossiers, soit un nombre absolu de plus de 1400 personnes.

Les situations individuelles de ces personnes sont très variables et les problématiques de plusieurs ordres: ressources financières insuffisantes; attentes de prestations d’assurances sociales (AI ou autres); problèmes de santé ; rupture familiale; rupture de formation; etc. Le rôle de l’aide sociale en tant que «dernier filet du système de sécurité sociale» se justifie pleinement pour les personnes objectivement limitées dans leur capacité de réaliser un revenu suffisant.

Toutefois, il arrive que des jeunes adultes formés, sans difficultés de santé ou de logement par exemple, bénéficient de prestations financières d’aide sociale. L’Hospice général n’accepte pas cette situation et a mis œuvre la mesure incite+ pour y remédier.

Nous sommes partis du postulat que cette population bien ciblée est plus dynamique que l’ensemble des bénéficiaires de l’aide sociale et présente des réelles chances d’insertion rapide. Pour ces jeunes sans difficultés personnelles majeures, c’est bien le manque d’emploi qui constitue le principal obstacle à leur accès à l’autonomie. Comment être embauché dans une entreprise, quand on n’a qu’un diplôme à faire valoir? Tel est le défi. Il faut pouvoir offrir à ces jeunes la possibilité d’entrer de plain-pied dans le monde du travail, de consolider leurs connaissances et leurs acquis en les confrontant à la réalité pratique de l’entreprise et finalement de faire valoir cette nouvelle expérience professionnelle par le biais d’un certificat de travail.

Il est impératif d’agir vite, pendant que ces jeunes sont motivés, avant qu’ils ne se découragent et finissent par «s’installer» dans leur statut de bénéficiaires de l’aide sociale.